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Ceux qui sont loin ne nous arrivent que rarement en rêves aussi,
Ils ouvrent des portes, énumèrent des marches, laissent des ruines de mots et s’en vont,
Sans quelque carte en main, à travers les fractures de l’air.
Or le temps coule jusqu’aux essences des choses
Non tout en laissant des traces mais en faisant ; et la nuit
Délivre de ses ailes fermées la clameur humide du calme
Sur la rue, la poussière et les grilles du sommeil.
Quel ennui du corps sur le lit, quelle angoisse du corps entre des draps,
Quel mouvement de membres et enfin quelle pensée
Nous fera nous séparer de l’oubli ?
Hiatus de rêve, absence de langage, sécheresse de l’écorce du monde
Qui touchent à nos sens sans pouvoir en saisir la signification
De ce signe vers l’aube qui nous apparaît soudain
L’aspect caché, les yeux dissimulés.
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