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Même quand mon souvenir affaibli,
pareil aux trams d’après minuit,
ne s’arrêtera plus qu’aux principaux arrêts,
jamais je ne t’oublierai.
Je garderai en mémoire
le crépuscule immmense et silencieux de ton regard,
et ce gémissement étouffé contre mon épaule
comme les flocons d’une neige un peu folle.
C’est l’heur de se séparer.
Je vais m’en aller loin de toi.
Rien là qui puisse étonner.
Pourtant, une autre nuit, les doigts
d’un autre dans tes cheveux viendront
s’entrelacer aux miens, mes doigst
de milliers de kilomètres de long.
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